ALIMENT'ACTION - Le rendez-vous québécois de l'innovation agroalimentaire - 29 février

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Série | Les grands acteurs de la Cité de l’innovation agroalimentaire – Sylvie Cloutier

Série | Les grands acteurs de la Cité de l’innovation agroalimentaire – Sylvie Cloutier

À l’occasion du 20e anniversaire de fondation de la Cité de l’innovation agroalimentaire, le journal Le Courrier de Saint-Hyacinthe a retracé les moments forts et des forces de ce grand parc technologique à travers le témoignage de personnalités qui y ont contribué au fil des ans. 


SYLVIE CLOUTIER
Sylvie Cloutier est présidente-directrice générale du Conseil de la transformation alimentaire du Québec (CTAQ) depuis plus de 10 ans. Elle est membre du conseil des partenaires en innovation chargé de supporter le développement de la Cité de l’innovation agroalimentaire.

En quoi consiste votre rôle actuel dans les projets de développement en cours de la Cité de l’innovation agroalimentaire?

J’assume le rôle de PDG du Conseil de la transformation alimentaire du Québec, le CTAQ. Je siège aussi au Conseil des partenaires de la Cité de l’innovation agroalimentaire. J’espère pouvoir mettre à contribution mes connaissances et mon réseau dans le développement de projets – et dans les projets en cours – en appui au secteur agroalimentaire du Québec.

L’innovation est au coeur de la pérennité de l’industrie alimentaire si nous voulons demeurer compétitifs et voir un nombre croissant de produits du Québec sur les tablettes de nos épiceries. L’innovation est aussi la clé dans un monde où l’ouverture des marchés nous offre des opportunités presque illimitées de croissance.

Quel avenir entrevoyez-vous pour le développement de la Cité?

Avec la forte concentration d’entreprises agroalimentaires (de la production à la transformation) dans cette zone, nous avons toujours cru que Saint-Hyacinthe était un pôle naturel d’innovation agroalimentaire. Avec les projets actuels et le nouveau positionnement de la Cité de l’innovation agroalimentaire, nous misons maintenant sur le gouvernement pour qu’il désigne officiellement Saint-Hyacinthe comme zone d’innovation en agroalimentaire. Cette désignation enverrait un signe clair de reconnaissance des acquis et de confiance en les parties prenantes impliquées pour poursuivre ce mandat d’innovation. La Cité est sur une lancée importante et essentielle pour la croissance du secteur agroalimentaire.

Aujourd’hui, 20 ans après sa fondation, qu’est-ce qui vous rend le plus fier dans ce qu’est devenue la Cité et les succès qu’elle a connus?

Sa résilience! L’alignement sur une vision long terme que Saint-Hyacinthe était la ville la mieux positionnée pour poursuivre un mandat d’innovation en agroalimentaire et les actions prises pour le réaliser. L’origine du positionnement de Saint-Hyacinthe comme grand pôle d’innovation agroalimentaire, de la reconversion économique des années 1970 vers l’agroalimentaire, jusqu’aux projets actuels de développement de la Cité et d’éventuelle mise en place officielle de la zone d’innovation en agroalimentaire, est la preuve de cette vision et résilience.

Selon vous, quels sont les principaux arguments qui militent en faveur de la désignation, par le gouvernement du Québec, de la Cité comme zone d’innovation?

Saint-Hyacinthe est un pôle d’innovation naturel en agroalimentaire en raison, notamment, de la forte concentration d’entreprises alimentaires, de la production à la transformation, et de l’expertise académique, de recherche et autres qui s’est développée en appui à l’industrie. Nous devons bâtir sur des acquis et supporter les forces déjà en place.

Quelles sont les motivations qui guident vos actions en faveur de cette désignation?

D’avoir pour l’industrie agroalimentaire un centre d’innovation reconnu, avec l’expertise et les ressources nécessaires pour les supporter dans leurs démarches. Le secteur agroalimentaire est innovant, il est important de le reconnaître et de l’appuyer. Si nous prônons l’autonomie alimentaire, il faut se donner les moyens pour y arriver. Si nous voulons une industrie agroalimentaire solide et prospère, il faut se donner les moyens pour y arriver! Saint-Hyacinthe est déjà reconnue comme centre d’innovation agroalimentaire.

Quel rôle la grande région de Saint-Hyacinthe est-elle en mesure de jouer pour supporter l’innovation de l’industrie agroalimentaire québécoise?

La mise en place d’expertises, de ressources humaines et financières et d’outils. Il faudra que la Cité identifie les lacunes en matière d’innovation alimentaire au Québec et vienne combler les besoins pour développer un parcours d’innovation adapté aux réalités de l’industrie. Nous avons beaucoup d’expertises de toutes sortes dans différentes régions du Québec. Il existe déjà un écosystème d’innovation en agroalimentaire. L’idée serait de ne pas réinventer ce qui existe déjà, mais de mettre tout le réseau d’innovation à profit dans un parcours tout en privilégiant de développer, dans la zone, les éléments essentiels manquants dans l’écosystème.

Que devrait-il être fait à court, moyen ou long terme pour consolider le statut de Saint-Hyacinthe et de la Cité comme grand pôle d’innovation agroalimentaire?

Saint-Hyacinthe est déjà, dans la perception populaire, un pôle d’innovation agroalimentaire. Il faudrait une reconnaissance officielle par le gouvernement du Québec et l’injection de ressources financières pour supporter le développement de la zone. Il faudrait développer et consolider de grands projets d’innovation et attirer l’expertise au profit du secteur agroalimentaire. Il faudra aussi promouvoir la Cité auprès des clients potentiels.

Quels sont les principaux défis liés au développement de la Cité de l’innovation agroalimentaire?

Les ressources humaines et financières. Avoir la capacité de répondre aux différents besoins et à la demande. Il y a aussi le défi d’identifier les capacités existantes au Québec et de bâtir des partenariats avec l’ensemble de l’écosystème.


Pour en savoir plus

Consultez le cahier des 200 plus grandes entreprises de la MRC des Maskoutains – Spécial Cité de l’innovation agroalimentaire
Réalisé par Le Courrier de Saint-Hyacinthe